Autour d'Alvin Lucier
Conservatoire Pierre Barbizet Marseille
https://www.conservatoiredemarseille.fr/
Partant de l'analyse d'une œuvre de jeunesse méconnue d'Alvin Lucier (Elegy for Albert Anastasia, 1962-65), Matthieu Saladin s'intéressera dans cette intervention à la phénoménologie de l'inaudible qui parcourt l'ensemble du travail du compositeur. Il montrera que, dans chacune des expérimentations qui jalonnent son œuvre, la recherche de Lucier consiste à rendre sensible aux auditrices et auditeurs de ses performances, installations ou disques, l'inaudible qui conditionne tout ce que nous entendons au quotidien. L'inaudible intervient chez Lucier, non pas par un quelconque fétichisme d'un royaume sonore se refusant à la perception humaine immédiate, mais pour manifester à l'écoute ses propres conditions de possibilité, ce qui l'oriente et la conduit. Éloigné d'une certaine conception du son comme objet, l'inaudible apparaît ici davantage comme le mode discret d'agissement des phénomènes sonores, ce qui agit et se transforme sans qu'on le perçoive directement ou que l'on y prête attention.
Par Matthieu Saladin (Université Paris I)
Alvin Lucier - I Am Sitting in a Room
I Am Sitting in a Room (littéralement, Je suis assis dans une pièce) est une des compositions les plus connues d'Alvin Lucier enregistrée pour la première fois en 1969. Pour réaliser cette composition, Lucier s'est enregistré tandis qu'il lisait un texte. Ensuite il a rejoué l'enregistrement dans une pièce tout en se ré-enregistrant, et ainsi de suite dans la même pièce, avec toujours le même texte. Le texte récité décrit le procédé qu'il compte mettre en place. (Wikipedia)
Alvin Lucier - Vespers
Pièce pour n'importe quel nombre de joueur·euses souhaitant rendre hommage à toutes les créatures vivantes qui habitent les lieux obscurs et qui, au fil des années, ont développé une grande acuité dans l'art de l'écholocalisation, c'est-à-dire des sons utilisés comme messagers qui, une fois envoyés dans l'environnement, reviennent sous forme d'échos transportant des informations sur la forme, la taille et la nature de cet environnement ainsi que des objets qui s'y trouvent. (Extrait de la partition)/
Sajjra Xhrs Galarreta - Okarina (solo)
Une expérience sonore physique fondée sur la respiration profonde, le silence, les résonances et l'imprécision tonale dans les fréquences médium, interprétée avec une ocarina andine en argile. Le style de jeu est influencé par le son "fissuré", dissonant, intense et énergique caractéristique des rituels utilisant des instruments à vent andins. Situationnisme otoacoustique et futurisme rural.
Festival de musique électroaccoustique - Marseille
Conservatoire Pierre Barbizet Marseille
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